Depuis tout petit, le sport occupe une place centrale dans ma vie. J’ai commencé le ski alpin dès l’âge de 3 ans, un sport dans lequel j’ai très rapidement progressé et qui reste aujourd’hui une base essentielle de mon parcours.
Par la suite, j’ai pratiqué plusieurs sports collectifs (handball, football, rugby), sans jamais réellement m’y épanouir. Cette dépendance aux autres ne me correspondait pas, et j’ai fini par les arrêter pour me replier sur les jeux vidéo. Pendant près de trois ans, j’y ai consacré la majorité de mon temps, au point de m’isoler socialement.
Un tournant s’est opéré au lycée, en m’entourant de personnes sportives. J’ai alors découvert la musculation, qui m’a permis de retrouver le goût de l’effort, de la discipline et du dépassement de soi. En réalité, cette pratique répondait aussi à un manque de confiance en moi et à une envie de transformation physique.
Rapidement, j’ai ressenti le besoin de sortir d’un cadre trop fermé. J’ai donc commencé le trail running avec des amis, et j’ai immédiatement accroché. Pendant une période, j’ai enchaîné les entraînements intensifs : musculation, course à pied et ski alpin les week-ends et vacances.
J’ai également décidé de m’engager dans la formation au diplôme d’État de ski alpin. Après deux échecs, j’ai réellement découvert le goût de l’échec et compris la nécessité de progresser techniquement. Grâce à l’accompagnement du club Interclub Nice à Auron, j’ai pu travailler cet aspect en profondeur et finalement réussir le test d’entrée. J’ai ensuite intégré les premières formations, me permettant de commencer à enseigner en tant que moniteur de ski, avec pour objectif l’obtention du diplôme.
Par la suite, j’ai compris que mon rythme d’entraînement n’était pas viable. J’ai alors fait le choix de me recentrer sur l’endurance, en privilégiant la course à pied et en intégrant le vélo, notamment pour optimiser la récupération.
C’est à ce moment-là que j’ai pris conscience de l’importance du cardio dans ces disciplines, mais aussi du fait que mes compétences en ski alpin n’étaient pas directement transférables.
Cela m’a naturellement conduit vers le ski alpinisme, un sport qui combine parfaitement endurance, technique et connaissance du milieu montagnard.
Aujourd’hui, le ski alpinisme représente pour moi un équilibre idéal entre effort physique, technicité, aventure et engagement. Mon objectif est désormais de continuer à progresser pour atteindre un niveau de performance élevé.
Cette pratique m’a sensibilisé à l’environnement montagnard et, plus largement, aux enjeux écologiques, me donnant envie de m’y engager davantage.

